Comme chaque année, nous avons participé aux NAO avec la Direction, représentée par la Directrice des Ressources Humaines.
A l’issue de plusieurs réunions, force a été de constater notre désaccord avec des propositions qui ne sont pas à la hauteur de nos attentes collectives, après une année 2020 si particulière, où nous avons amplement démontré notre engagement pour l’Association et ses missions.
La CGT n’a donc pas signé le procès-verbal final.

Les mesures salariales proposées (hausse de 25 à 30 € du salaire de base, augmentation de 1% par rapport à la grille minimum des classes par catégorie) sont insuffisantes.
Mais plus grave encore, et marque d’un véritable irrespect face à l’engagement et au travail acharné de toutes et tous dans des conditions difficiles et inédites : une « indemnité exceptionnelle de repas » Covid-19 de 2 € par jour télétravaillé, pendant une période limitée et qui ne correspond pas à la réalité du télétravail effectif ! Rappelons que la subvention repas au RIE est de 3,72 €.
Ces mesures sont inacceptables car elles ne tiennent aucunement compte de la réalité : coût des repas, hausses régulières des tarifs de l’énergie, utilisation de matériel et consommables financés par les salarié.e.s, impossibilité d’accéder au RIE pour de nombreux collègues (trajet trop long, obligation d’isolement pour raisons de santé)…
Au même moment, l’AFM-Téléthon faisait de considérables économies (en millions d’euros) du fait du télétravail généralisé. A mettre en regard avec les 2 € qui semblent, aux yeux de la Direction, correspondre au coût de nos efforts pour que vivent l’Association et le Téléthon !
NAO, késako ?
Dans les entreprises où sont constituées une ou plusieurs sections syndicales d’organisations représentatives (à l’AFM-Téléthon, la CFDT et la CGT), et dans lesquelles a été désigné au moins un délégué syndical (à l’AFM-Téléthon, Sakina Douhane pour la CGT), l’employeur doit prendre l’initiative d’engager, périodiquement, des négociations portant sur certains thèmes obligatoires : les rémunérations, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et tous les 4 ans, la gestion des emplois et des parcours professionnels.
A savoir : l’employeur a l’obligation de mener les négociations mais peut appliquer unilatéralement ses propositions qui deviennent des décisions.
Cette année, les NAO se sont déroulées entre mai et juillet 2021 à l’AFM-Téléthon.
